un peu de personnel ,des histoires des photos des citations et la vie
Les plus gros propriétaires terriens réduisent les effectifs et se tournent vers d’autres cultures (notamment la vigne) de 1852 à1955, le nombre de brebis mères passent de plus de 33 millions à seulement 8 millions. Les plaines arides de la CRAU sont mises en valeur grâce au drainage, au colmatage, et à l’irrigation rendue possible par la dérivation des eaux de la DURANCE. La création de prairies et la construction de bergeries en CRAU ,rendent les éleveurs plus indépendants des propriétaires terriens.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale les troupeaux du BAS LANGUEDOC et le LARZAC. La production de coureurs ( agneaux, nourris au lait maternel et à l’herbe), chute et l’engraissement d’agneaux en bergerie devient privilégié. Cependant la transhumance se maintient en BASSE PROVENCE. En 1954, 350 000 moutons estivent dans les ALPES, dont trois cinquièmes originaires de CRAU et CAMARGUE. Le transport par bétaillères se généralise.
En 1870 et 1930, malgré la consommation croissante de viande le cheptel Français diminue de moitié . Son niveau minimum est atteint en 1950.
Depuis 1950 cependant, la concurrence sur les terres s’accroit (lotissement, champs militaires, vergers, vignobles, station de ski etc.…) avec pour conséquence un certain recul de l’agriculture, libérons ainsi de nombreux parcours pour les ovins. En 1935 un troupeau sur dix transmuait encore (soit un million de bêtes). En 1960 seule 600 000 bêtes prennent encore la route , 350 000 vers les ALPES, 200 000 vers les PYENEES ET 50 000 vers le MASSIF CENTRAL.
Les années 1960 et 1970 voient une politique productiviste( MENDRAD 1984, DUBU 1977) . Entre 1955 et 1980, le nombre de brebis mères passe de 6 millions et la production de viande d’agneau progresse de 60%. La consommation de viande qui double pendant cette période, était assurée à 80% par la production FRANCAISE. Une forte spécialisation des espaces conduit à la création de bassins de production. Ce qui rend les régions tributaires des firmes qui encadrent la production, imposant leur recherche de régularité et des coûts de production moindres( MENDRAS, 1984)
La grande transhumance se maintient dans les ALPES mais décline considérablement dans le MASSIF CENTRAL et LES PYRENEES. Partout la longueur des transhumances diminue et l’élevage tend à une sédentarisation incitée par les pouvoirs publics . C’est la transhumance hibernale descendante qui décline le plus vite.
Les bergers abandonnent les déplacements lointains vers les plaines qui sont occupées par d’autres cultures ,et ils cherchent à augmenter le pâturage dans les régions alpines et préalpines.
A partir de 1982, l’élevage ovin est a nouveau en recul. Dans les années 1980, le marché Français de viande s’ouvre encore, notamment grâce aux améliorations de transport frigorifique. Les importations augmentent. C’est une période de renforcement de la concentration et de la spécialisation géographique. Alors que la consommation de viande ovine ne cesse d’augmenter, le cheptel perd plus d’un million de tête en dix ans et la production de viande baisse régulièrement. La consommation est alors satisfaite par un recours massif à l’importation principalement en provenance du Royaume Uni, d’Irlande, de Nouvelle Zélande et Australie.
A partir de 1985, alors que la politique agricole commune ( P A C ) Européenne incitait à la réduction des coûts de structure, la relative défaite des systèmes intensifs d’élevage ovin éconduit à un retour au modèle extensif, mais centralisée ( 12% du cheptel national est regroupé en PROVENCE ). Et fortement spécialisé lorsque les exploitations se diversifient ,c’est presque exclusivement pour adjoindre à l’élevage, la culture du foin complémentaire. Dans nombre cas, la culture du foin supplante d’ailleurs la production ovine en terme de revenu pour l’exploitation.
En France: la transhumance depuis quelques année reviens sous les feux et devient un moment de l’animation des vallées par les fêtes, qui permettent de redécouvrirent le terroir, mais aussi les métiers du pastoralisme.
Ceci dans de nombreuses régions: PYRENEES, ALPES, AUBRAC, etc. …
Les pratiques ancestrales de conduite des troupeaux, qui avaient disparu au profit des transports en camions, revoient le jour.